Mon parcours

J’ai été formée à la psychologie clinique à Toulouse jusqu’en Master 1, avant d’obtenir le Master 2 «Psychologie, Psychanalyse et Psychopathologie Clinique» – Professionnel & Recherche à Aix-Marseille Université.

Mon parcours m’a amenée à exercer dans des univers très différents : psychiatrie hospitalière infanto-juvénile, soins palliatifs en clinique privée, structures sociales et petite enfance, université, ainsi que dans le champ socio-judiciaire auprès de personnes placées sous main de justice. J’y ai rencontré des enfants, des adolescent·es, des adultes, des parents, des étudiant·es, mais aussi des professionnel·les dans le cadre d’analyses de pratiques.

Cette diversité d’expériences a progressivement façonné ma pratique et ma manière de penser l’accompagnement : il n’existe pas une seule façon de faire face à une difficulté, ni une seule manière d’accompagner une personne. Chaque situation demande de prendre en compte une histoire, un environnement, des ressources, mais aussi les normes sociales et culturelles qui participent à notre construction, tout en respectant la singularité de chacun·e.

Après avoir travaillé auprès de personnes de tous âges, j’ai progressivement choisi de recentrer ma pratique sur les adolescent·es à partir de 12 ans et les adultes, qui constituent aujourd’hui l’essentiel de mon activité clinique. Je ne propose donc plus de suivis psychothérapeutiques aux enfants de moins de 12 ans.

J’ai notamment accompagné des personnes confrontées à des expériences de vie particulièrement éprouvantes : maladie, fin de vie, deuil, violences, événements traumatiques ou ruptures importantes dans leur parcours. Ces expériences ont nourri ma pratique autour des questions de traumatisme, de perte et des remaniements psychiques qui peuvent accompagner ces épreuves.

Mon expérience dans le champ socio-judiciaire m’a par ailleurs permis de développer une connaissance de la clinique délictuelle et criminologique, à laquelle je porte un intérêt particulier. J’ai ainsi travaillé auprès de personnes ayant commis des actes délictueux ou criminels, en cherchant à comprendre les passages à l’acte, leurs déterminants et leur inscription dans une histoire singulière, sans réduire la personne aux faits commis. Le travail thérapeutique vise alors à permettre de comprendre ce qui a pu conduire au passage à l’acte — ou ce qui peut sous-tendre des désirs de passage à l’acte —, d’en élaborer progressivement les enjeux psychiques et de construire d’autres réponses possibles, participant ainsi à l’évitement du passage à l’acte et/la prévention de la récidive.

Je travaille également autour des conduites addictives, avec ou sans substance, qu’elles constituent le motif initial de la consultation ou qu’elles apparaissent au cours du travail thérapeutique. Lorsque la situation le nécessite, je travaille en lien avec les associations, structures spécialisées et services hospitaliers du secteur afin de favoriser une prise en charge cohérente et coordonnée.

Je suis par ailleurs référencée dans l’annuaire des professionnel·les de santé sensibilisé·es aux usages des psychédéliques. Cette sensibilisation me permet d’accueillir sans jugement les personnes concernées par ces usages et, lorsqu’elle se présente, d’intégrer cette question au travail thérapeutique.

En 2024, j’ai obtenu un Diplôme Inter-Universitaire (DIU) de Sexualité Humaine, venant compléter ma formation de psychologue et me permettant d’exercer également comme sexologue. J’accompagne des personnes seules, en couple ou dans d’autres configurations relationnelles autour de problématiques liées à la sexualité, l’intimité, le désir, l’excitation, le plaisir, le rapport au corps ou encore les violences sexuelles.

Je reçois également des personnes lorsque certains comportements, fantasmes ou préoccupations d’ordre sexuel deviennent source de souffrance pour elles-mêmes ou ont des répercussions sur leur entourage et leurs relations. Je porte un intérêt particulier aux paraphilies et aux questionnements qui peuvent les accompagner, notamment lorsque certains désirs ou fantasmes sont difficiles à comprendre, à accepter ou à contenir.

A la suite de plusieurs travaux de recherches sur le sujet, je suis également sensibilisée aux kinks et aux sexualités dites non conventionnelles, que je tiens à ne pas assimiler systématiquement au registre des paraphilies ou de la psychopathologie. L’enjeu est de pouvoir parler librement de ses désirs et de ses pratiques, sans jugement ni pathologisation a priori, tout en pouvant travailler sur les questions de consentement, de limites, de sécurité ou de souffrance lorsqu’elles se présentent.

L’accompagnement peut enfin concerner des questionnements autour de l’orientation sexuelle, de l’identité de genre ou des différentes manières de vivre et de construire ses relations affectives et sexuelles.

Ma pratique accueille la diversité des orientations sexuelles, des identités de genre et des configurations relationnelles. Je ne considère pas qu’il existe une manière « normale » d’être, d’aimer, de désirer ou de construire ses relations : le travail part de ce qui fait difficulté, souffrance ou question pour la personne elle-même.

Ma formation initiale est d’orientation psychanalytique. Elle m’amène notamment à m’intéresser à l’histoire de la personne, aux répétitions, aux mécanismes de défense, aux relations, aux conflits psychiques et à ce qui peut parfois se jouer à notre insu. Dans cette perspective, un symptôme n’est pas uniquement quelque chose qu’il faudrait faire disparaître : il peut aussi être intéressant de chercher à comprendre ce qu’il exprime, comment il s’est construit et quelle fonction il peut avoir.

Avec l’expérience clinique, ma pratique s’est toutefois diversifiée. J’utilise également, lorsque cela me semble pertinent, des outils issus des thérapies cognitives et comportementales (TCC) et d’autres approches. Je ne cherche pas à faire entrer chaque personne dans une méthode prédéfinie : nous construisons plutôt ensemble une manière de travailler adaptée à sa problématique, à ses ressources et aux objectifs définis au fil des séances.

Je tiens particulièrement à proposer un cadre dans lequel il soit possible de parler sans avoir à présenter les choses parfaitement, sans crainte d’être jugé·e et sans devoir savoir immédiatement par où commencer. La confidentialité, le respect, l’écoute et le nonjugement constituent les conditions essentielles du travail thérapeutique.

J’accorde également de l’importance aux conditions concrètes dans lesquelles se déroulent les séances. Le face-à-face classique dans un bureau ne convient pas nécessairement à tout le monde, ni à tous les moments d’une thérapie. Lorsque la situation s’y prête, je peux ainsi proposer une consultation en marchant aux alentours du cabinet. Marcher côte à côte peut parfois faciliter la parole, diminuer l’inconfort du face-à-face ou simplement permettre de travailler autrement.

Au cabinet, les séances peuvent aussi, si vous le souhaitez et lorsque cela s’y prête, être accompagnées d’une musique douce. Eau, thé, tisane et café sont également à votre disposition.