Accompagnements et interventions

La psychothérapie individuelle peut être envisagée lorsque vous traversez une période de souffrance ou certaines épreuves de vie : deuil, séparation, difficultés professionnelles ou familiales, changements importants, difficultés relationnelles, anxiété, ou tout autre symptôme invalidant… Elle offre un espace où déposer ce qui fait difficulté et prendre le temps de comprendre ce qui se joue. Le travail thérapeutique permet de mettre en mots son vécu, faire des liens avec son histoire et identifier certains mécanismes, fonctionnements ou répétitions qui peuvent participer aux difficultés rencontrées.

À partir de ce qui émerge au fil des séances, nous définissons et faisons évoluer ensemble les axes de travail. L’objectif n’est pas de vous apporter des réponses toutes faites, mais de construire ensemble des pistes thérapeutiques adaptées à votre situation, vos besoins et vos ressources.

Au cours de l’accompagnement, certains éléments peuvent également faire émerger l’hypothèse d’un trouble ou questionner un diagnostic. Lorsque cela paraît pertinent, ces éléments peuvent être explorés ensemble et conduire à proposer une évaluation complémentaire ou l’avis d’un·e autre professionnel·le. Une orientation vers un·e psychiatre, un·e neuropsychologue ou un autre professionnel·le spécialisé·e peut alors être envisagée afin d’affiner l’évaluation et, si nécessaire, de compléter l’accompagnement.

Il n’est toutefois pas nécessaire d’être en situation de souffrance pour entreprendre une psychothérapie. Elle peut également répondre à l’envie de mieux se connaître, comprendre son fonctionnement, interroger ses relations ou certains choix de vie, et plus largement prendre un temps pour soi et son histoire.

L’adolescence est une période de transformations importantes, qui peut parfois s’accompagner d’une souffrance difficile à comprendre ou à exprimer. Changements de comportement, repli, anxiété, difficultés scolaires ou relationnelles, conflits familiaux, questionnements identitaires, rapport au corps, à la sexualité, addictions etc. peuvent notamment amener à consulter.

La demande peut venir de l’adolescent·e comme de son entourage. Les premières rencontres permettent alors de comprendre la situation, entendre les préoccupations de chacun et évaluer avec l’adolescent·e ce qui pourrait lui être utile. L’objectif est qu’iel puisse progressivement s’approprier cet espace et devenir pleinement acteur·rice de son accompagnement.

À partir de 12 ans, je propose un espace thérapeutique adapté à l’âge, à la maturité et aux possibilités d’expression de chaque adolescent·e. La parole reste centrale, mais d’autres supports peuvent ponctuellement être utilisés lorsque cela facilite l’expression ou la compréhension de ce qui se joue.

Lorsque les difficultés observées font penser qu’une évaluation plus spécifique serait utile — par exemple autour du fonctionnement cognitif, des apprentissages ou d’une problématique psychiatrique — une orientation vers un·e neuropsychologue, un·e psychiatre ou un autre professionnel·le spécialisé·e pourra être proposée.

Même lorsque la consultation est initiée par les parents ou tuteurs légaux, le contenu des séances avec l’adolescent·e reste confidentiel. Cette confidentialité est essentielle à la construction d’une relation thérapeutique de confiance. Les parents ou tuteurs légaux conservent néanmoins une place dans l’accompagnement : des temps d’échange ou des entretiens familiaux peuvent être proposés lorsque cela est pertinent, en veillant à préserver l’espace personnel de l’adolescent·e.

Comme pour les adultes, cette confidentialité connaît toutefois des limites lorsque la sécurité de la personne ou celle d’autrui est en jeu. En cas de risque de mise en danger de soi ou d’autrui, les informations nécessaires à la protection de l’adolescent·e ou des personnes concernées peuvent être partagées avec les adultes et/ou professionnel·les compétent·es, dans les limites nécessaires à sa protection.

La thérapie de couple peut être envisagée lorsque la relation traverse une période de crise ou lorsque certaines difficultés s’installent et se répètent : conflits, incompréhensions, éloignement affectif, difficultés de communication, perte de confiance, événement venant bouleverser l’équilibre de la relation, questionnements autour de la sexualité ou de l’intimité…

Lorsque les échanges deviennent difficiles, voire impossibles, l’espace thérapeutique permet de sortir temporairement des modes de communication habituels pour tenter de comprendre ce qui se joue dans la relation. Mon rôle est alors d’accompagner la parole de chacun·e, de mettre en lumière certaines dynamiques relationnelles et de permettre que puissent être entendus les besoins, attentes et difficultés de chacun·e.

Le travail ne consiste pas à déterminer qui a tort ou raison, ni nécessairement à maintenir le couple à tout prix. Il vise à mieux comprendre son fonctionnement et à construire ensemble des pistes permettant de faire évoluer la relation. Selon les situations, cela peut signifier retrouver du dialogue, réaménager la relation, travailler l’intimité et la sexualité, ou parfois accompagner la réflexion autour d’une séparation.

L’engagement dans une thérapie de couple repose sur l’adhésion des personnes concernées. La grande majorité des séances se déroule ensemble afin que la relation reste au cœur du travail thérapeutique. Des moments individuels peuvent néanmoins être proposés ponctuellement lorsqu’ils présentent un intérêt pour le travail engagé, avant de remettre en commun ce qui peut l’être dans l’espace du couple.

Le terme « thérapie de couple » est utilisé ici par simplicité, mais cet accompagnement s’adresse à toutes les personnes qui souhaitent travailler sur leur relation, quelle que soit leur orientation sexuelle et quelle que soit leur configuration relationnelle ou amoureuse. Couples hétérosexuels ou LGBTQIA+, relations monogames ou non monogames, relations polyamoureuses ou autres configurations peuvent ainsi trouver leur place dans cet espace, dans le respect de la manière dont chacun·e définit et vit ses relations.

La sexologie s’intéresse à la sexualité dans toutes ses dimensions : corporelle, psychologique, physiologique, relationnelle, affective, culturelle et sociale. Une sexothérapie peut ainsi être envisagée lorsqu’une difficulté sexuelle génère de la souffrance, des questionnements ou des tensions, mais également lorsqu’il existe simplement l’envie de mieux comprendre son fonctionnement, d’explorer sa sexualité ou de faire évoluer sa vie intime.

La sexualité relève profondément de l’intime. Mettre des mots sur ses pratiques, ses désirs, ses fantasmes, son corps ou les difficultés rencontrées peut être délicat, parfois même lorsque l’on consulte précisément pour cela. Le cadre des consultations est donc particulièrement attentif au respect de votre rythme, de vos limites et de ce que vous souhaitez — ou non — aborder. Il n’existe aucune obligation de tout raconter ni d’entrer immédiatement dans certains sujets.

En tant que psychologue clinicienne et sexologue, j’inscris cet accompagnement dans le cadre déontologique de ma profession: confidentialité, respect de la personne, absence de jugement et respect de son autonomie. Les consultations sont exclusivement verbales : aucun examen physique, geste à caractère médical ou sexuel, ni aucune mise en pratique sexuelle n’a lieu en séance. Lorsque des exercices sont proposés, ils sont réalisés dans votre vie privée, dans le respect de vos limites et avec votre accord.

Ce cadre implique également des limites claires et réciproques. Le fait que les consultations permettent d’aborder librement la sexualité, les pratiques, les fantasmes ou l’intimité ne modifie en rien le caractère strictement professionnel de la relation thérapeutique. Aucun comportement, propos ou sollicitation à caractère sexuel dirigé à mon encontre, ni aucun comportement déplacé ou irrespectueux, ne sera toléré en séance. La possibilité de parler sans tabou repose précisément sur l’existence de ce cadre : tous les sujets peuvent être abordés lorsqu’ils participent au travail thérapeutique, mais dans le respect constant de la place et des limites de chacun. Tout comportement franchissant ces limites pourra conduire à l’interruption de la séance et, selon la situation, à la fin de l’accompagnement.

Les premiers entretiens permettent généralement de comprendre précisément la difficulté rencontrée et son contexte : son apparition et son évolution, les éventuels facteurs médicaux, relationnels ou émotionnels, le rapport au corps, l’histoire personnelle et sexuelle, les expériences antérieures, les croyances ou représentations de la sexualité, ainsi que les mécanismes psychologiques susceptibles de participer à son maintien.

À partir de cette compréhension, la sexothérapie peut associer des propositions ou exercices concrets à réaliser entre les séances. Ils sont adaptés à chaque situation et peuvent notamment porter sur l’attention aux sensations corporelles, la communication, le désir, l’intimité, certaines habitudes ou appréhensions, ou encore la manière d’aborder progressivement certaines situations. Il ne s’agit pas d’une succession d’exercices standardisés : les propositions sont construites en fonction de la problématique, de vos objectifs et de votre rythme.

La prise en charge sexologique s’inscrit par ailleurs fréquemment dans un travail en réseau avec d’autres professionnel·les de santé. Une difficulté sexuelle peut avoir des déterminants psychologiques, relationnels ou contextuels, mais elle peut également être liée, totalement ou partiellement, à une cause somatique, hormonale, médicamenteuse ou neurologique. Selon la situation, je peux donc être amenée à vous proposer de consulter en parallèle un·e médecin généraliste, gynécologue, urologue, endocrinologue, cardiologue, sage-femme ou tout autre professionnel·le spécialisé·e.

Cette collaboration est importante : mon rôle de psychologue-sexologue ne se substitue pas à une évaluation médicale et je ne prescris ni médicament ni examen médical. Dans certaines situations, l’accompagnement psychosexologique et le suivi médical sont complémentaires ; dans d’autres, une orientation vers un autre professionnel peut constituer la réponse la plus adaptée avant d’envisager, ou sans qu’il soit nécessaire d’envisager, une sexothérapie.

Les motifs de consultation sont extrêmement variés. Ils peuvent notamment concerner des douleurs lors des rapports, des difficultés érectiles ou éjaculatoires, une diminution ou au contraire une intensité du désir vécue comme problématique, des difficultés à atteindre l’orgasme, ou plus largement une insatisfaction dans la vie sexuelle.

Les consultations peuvent également concerner des comportements sexuels vécus comme compulsifs ou difficiles à contrôler — pornographie, masturbation, recherche de rapports sexuels notamment —, des questionnements autour de certains fantasmes, pratiques ou kinks, des problématiques paraphiliques, les conséquences de violences sexuelles ou d’expériences traumatiques, ainsi que des questionnements relatifs à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.

Enfin, il n’est pas nécessaire de rencontrer une dysfonction ou d’être en souffrance pour consulter en sexologie. Une personne ou un couple peut simplement souhaiter mieux communiquer autour de sa sexualité, comprendre son désir, découvrir ce qui lui convient, faire évoluer certaines habitudes, retrouver de la curiosité, explorer de nouvelles dimensions de sa sexualité ou simplement remettre un peu de piment dans sa vie intime.

La sexothérapie peut être réalisée individuellement, en couple ou autre type de relation, selon la problématique rencontrée et ce qui paraît le plus pertinent. L’objectif reste dans tous les cas de disposer d’un espace suffisamment sécurisant pour parler librement de sexualité, sans présupposé sur ce qu’elle devrait être, et construire un accompagnement respectueux de votre singularité, de vos limites et de vos choix.

Au fil des accompagnements individuels, je peux être amenée à repérer chez plusieurs personnes des problématiques, des expériences de vie ou des difficultés communes. Lorsque cela me paraît pertinent sur le plan thérapeutique, je peux alors proposer la création d’un groupe de parole réunissant des personnes concernées par une même thématique.

Le groupe offre un espace différent de celui de la thérapie individuelle. Il permet de mettre en mots son expérience, entendre celle des autres, confronter les vécus et sortir parfois du sentiment d’isolement qui peut accompagner certaines difficultés. La parole de chacun·e peut faire écho, questionner, rassurer ou ouvrir de nouvelles pistes de réflexion pour les autres membres du groupe.

Il ne s’agit pas simplement de « parler entre personnes qui vivent la même chose ». J’anime et encadre les échanges afin de garantir un cadre sécurisant, respectueux et confidentiel, dans lequel chacun·e reste libre de prendre la parole, de partager son expérience ou simplement d’écouter.

Les groupes peuvent également être médiatisés par différents supports, en fonction de leur thématique et de leurs objectifs. L’écriture, le théâtre, les arts plastiques, la danse ou d’autres formes de médiation peuvent ainsi être proposés pour faciliter l’expression, permettre d’aborder autrement certaines expériences et soutenir les échanges au sein du groupe. Ces supports ne constituent pas une fin en soi : ils sont utilisés comme outils au service du travail thérapeutique et de la dynamique collective.

Les groupes peuvent être constitués autour de différentes thématiques selon les besoins repérés : difficultés relationnelles ou affectives, sexualité, séparation, parentalité, estime de soi, vécu d’un trouble, événement de vie ou situation particulière, par exemple. Leur composition, leur fréquence et leur durée peuvent varier selon la thématique et les objectifs du groupe.

La participation à un groupe est toujours proposée et jamais imposée. Un échange individuel préalable permet de présenter son fonctionnement, de répondre aux éventuelles questions et de vérifier ensemble si ce format semble adapté à la situation de la personne.

Je peux intervenir directement au sein de structures, établissements, entreprises ou associations afin de proposer un accompagnement adapté aux besoins rencontrés par les équipes et/ou les personnes accueillies.

Ces interventions peuvent être ponctuelles ou s’inscrire dans un accompagnement plus régulier. Elles sont construites à partir de la demande de la structure, de son contexte et des problématiques identifiées, plutôt que selon un format prédéfini.

Selon les besoins, différentes modalités peuvent être envisagées : accompagnements individuels, groupes de parole, soutien d’équipes, interventions à la suite d’une situation de crise ou d’un événement difficile, ateliers utilisant différentes médiations (écriture, théâtre, arts plastiques, danse…), mais également actions de sensibilisation ou de formation, lorsque la thématique relève de mes domaines d’expertise.

Une attention particulière peut notamment être portée aux situations nécessitant la mise en place d’un espace de parole à la suite d’un événement traumatique, d’un décès, de violences, d’un conflit, d’une situation de crise ou de tout événement venant déstabiliser un collectif. L’intervention permet alors de proposer un cadre contenant dans lequel les personnes concernées peuvent mettre en mots leur vécu et bénéficier d’un soutien adapté.

Les interventions peuvent également s’inscrire dans une démarche plus préventive, autour de thématiques en lien avec la santé psychique, la violence, les addictions, la sexualité, l’intimité, la vie affective, ou toute problématique spécifique rencontrée par la structure ou son public.

Les formations et actions de sensibilisation peuvent quant à elles être envisagées lorsqu’elles portent sur des sujets relevant de mes compétences et de mon expérience professionnelle. Leur contenu est adapté au public concerné et aux objectifs définis avec la structure.

Chaque demande débute par un échange préalable afin de mieux comprendre votre contexte, les personnes concernées, les difficultés rencontrées et les objectifs de l’intervention. Cet échange me permet également d’évaluer si la demande relève de mes champs de compétence et si je dispose des ressources et disponibilités nécessaires pour y répondre dans de bonnes conditions.

Je me réserve ainsi la possibilité d’accepter ou non une intervention lorsque celle-ci ne correspond pas à mes spécialités ou lorsque je considère ne pas être la professionnelle la plus adaptée à la situation.

Lorsque la demande peut être prise en charge, nous définissons ensemble les objectifs et les modalités de l’intervention : public concerné, contenu, format individuel ou collectif, formation le cas échéant, durée, fréquence et conditions de réalisation. À l’issue de ces échanges, une proposition d’intervention accompagnée d’un devis est adressée à la structure. L’intervention est mise en place après validation de celui-ci.

Lorsque je ne suis pas en mesure de répondre à la demande, je peux, lorsque cela est possible, vous orienter vers d’autres professionnel·les ou partenaires dont les compétences me semblent davantage correspondre à vos besoins.